Pirate informatique, une profession qui a le vent en poupe en Corée du Nord

Ils étaient 1.900 en 2009 et seraient 7.700 aujourd’hui, selon Séoul. Et de plus en plus actifs. Il seraient, si l’on en croit la NSA, derrière le vol dont a été victime la banque centrale du Bangladesh . Il auraient également très récemment augmenté leurs attaques contre des sites gouvernementaux ou bien encore les smartphones d’officiels sud-coréens. Les pirates informatiques employés par Pyongyang ne chôment visiblement pas. Et selon Séoul, ce serait même un métier d’avenir puisqu’au fil des ans leur nombre augmente. Selon le rapport publié en fin de semaine par l’Institut coréen pour la réunification (qui dépend du minitère du même nom), Pyongyang emploierait désormais 7.700 hackers ou pirates informatiques dépendant tous d’un mystérieux “Bureau 121”. Un nombre en constante augmentation Des effectifs qui se seraient régulièrement renforcés depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, qui aurait mis en place, dès la première année de son règne, un “commandement de cybernétique stratégique”. Si en 2009 quelque 1.200 hackers travaillaient pour le Nord à l’initiative de Kim Jong-il qui, dès 2003 avait déclaré que “le principal champ de bataille du 21e siècle sera le cybersepace”, dès son arrivée au pouvoir, Kim Jong-un aurait renforcé leurs effectifs : les faisant passer à 3.000 personnes dans un premier temps, puis à 6.000 un peu plus tard. Deux structures complémentaires Sur les 7.700 hackers désormais recensés par Séoul, un petit quart (1.700) formeraient une sorte d’élite très entraînée qui appartiendrait à sept institutions dépendant directement du Parti des travailleurs et le l’armée. Et principalement situées sur le territoire nord-coréen. Les autres seraient employés dans une dizaine d’organisations assurant un soutien aux premières. Elles seraient pour certaines situées dans d’autres pays. Notamment en Chine (depuis Pékin, et les provinces du Heilongjiang, du Shandong, du Fujian ou bien encore du Liaoning) mais aussi à partir d’autres pays d’Asie du Sud-est. L’attaque contre Sony pictures aurait ainsi été menée depuis la Thaïlande. Repérés dès le primaire Un dispositif éprouvé grâce à la mise en place d’un véritable cursus scolaire et universitaire. Depuis le début des années 2000 en effet, les meilleurs élèves du primaire seraient repérés et recevraient une formation informatique de pointe dispensée dans les collèges 1 et 2 Kumsong, les mieux côtés de Pyongyang. Ils seraient ensuite appelés à poursuivre leur formation dans les meilleures universités du pays, telles que Kim Il-sung, Kim Chaek, Mirim ou Moranbong. ou bien encore l’université des Sciences et Technologies de Pyongyang, une école privée ouverte en 2010 par un chrétien évangélique américano-coréen. Mais certains bénéficieraient aussi de formations à l’étranger, notamment en Chine et en Russie. Ils seraient ensuite employés dans les structures destinées à assurer les offensives de Pyongyang contre ses ennemis déclarés où afin de dérober des devises comme le laisse entendre la NSA en citant le cas de la Banque centrale du Bangladesh

FG

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